Embarquez sur la Dordogne, c’est partir pour une chasse aux trésors. Entre Lot, Corrèze et Dordogne, on ne compte plus les châteaux, manoirs, et forteresses qui surplombent la Vallée.
Tous ont traversé les siècles et nous plongent dans l’histoire. Nous ne pouvons que tomber sous le charme de ces pierres illuminées par les rayons d’un soleil levant. Tout au long de cette rivière espérance qui relie ces lieux, on se laisse surprendre, amuser et parfois même émouvoir.
Les châteaux au fil de l’eau en bref
- 1001 châteaux à admirer en haut des falaises
- De la Corrèze au Périgord Noir
- La meilleure option pour en voir le maximum ? Partir en randonnée itinérante en canoë !
Le château de Corrèze : la demeure d’Estresses
Situé à Astaillac, en Corrèze, le château d’Estresses borde la rivière depuis les XVIe et XVIIe siècles.
Son histoire remonte au Moyen Âge : dès 889, le roi Eudes de France y stoppa l’invasion des Normands. Le site fut ensuite le théâtre de plusieurs affrontements, notamment en 931 avec Rodolphe de Bourgogne, puis en 1356 face aux troupes du Prince Noir, fils du roi Édouard III d’Angleterre.
Aujourd’hui, c’est un point de passage emblématique à admirer… directement depuis votre canoë grâce à nos randonnées itinérantes Safaraid. Et pour les plus curieux, les visites du domaine devraient reprendre prochainement.
Histoire et patrimoine des châteaux lotois
Le château de Castelnau-Bretenoux, voisin de Mona Lisa
Le château de Castelnau-Bretenoux situé sur la commune française de Prudhomat, dans le département du Lot, est la forteresse médiévale, qui n’a jamais été assiégée, la plus imposante du Quercy. Son origine remonte à Hugues de Castelnau, qui fait édifier une enceinte autour de son domaine. Il est l’ancêtre d’une lignée familiale très puissante, qui prospère dans une région riche en ressources agricoles. De sa période médiévale, on retrouve le donjon carré et un logis seigneurial. Réaménagé au XVe siècle pour s’adapter à l’artillerie naissante, il sera pris par Henri II Plantagenêt mais redeviendra propriété des barons de Castelnau à l’issue de la guerre de Cent Ans.
Il est voisin du château de Montal, refuge de Mona Lisa de la Joconde cachée durant la Seconde Guerre Mondiale par le Louvre dans une malle hors de la vue de l’ennemi.
Les ruines du château de Taillefer
Sur la commune de Gintrac, les ruines du château dit de « Taillefer » dominent fièrement la rivière espérance. Datant vraisemblablement du xiiie siècle, il s’agit de l’une des pièces maîtresses du patrimoine castral lotois. Le site offre un panorama spectaculaire sur la vallée et le château de Castelnau. À l’époque, son emplacement stratégique permettait de surveiller le chemin salinier et le port de Sal de Gintrac, l’un des plus anciens ports de la Vallée de la Dordogne où transitait le sel venu de l’Atlantique.
Le château des doyens à Carennac
Le doyen Alain de Ferrières a fait construire au XVIe siècle le château des doyens et les chapelles du collatéral nord. Le décor du plafond du grand salon a été exécuté à la demande de François Salignac de La Mothe-Fénelon, évêque de Sarlat, doyen de Carennac au XVIIe siècle. Il est d’ailleurs représenté dans le portrait peint sur le manteau de la cheminée. Le château est désormais inscrit au titre des monuments historiques.
Les châteaux de Mirandol et de Belcastel
Situé sur la falaise qui domine le cirque de Floirac, le premier témoignage sur Mirandol proviendrait de l’abbaye de Tulle. Au XIIe siècle, le vicomte de Turenne est aussi appelé seigneur de Mirandol. Au XVIIe siècle, le château actuel a succédé aux vestiges d’une forteresse dont il ne subsiste que des pans de murailles. De l’ancien repaire noble subsiste, au-dessous du niveau actuel du sol, une belle porte en arc brisé.
Au confluent de la Dordogne et de l’Ouysse, il est en surplomb sur une falaise à environ 55 mètres au-dessus des rivières. Le sentier de GR6 l’approche par le sud en contrebas. Construit par Adhémar de Turenne, vicomte des Échelles, le château était cité en 930 dans son testament au profit de l’abbaye bénédictine Saint-Martin de Tulle sous le nom de « Château encore beau« . En 1105, Le pape Pascal II confirme comme possession de l’abbaye de Tulle la chapelle de Belcastel et les églises environnantes.
Le château de la Treyne
L’existence du château de la Treyne est attestée en 1342. Sa construction est probablement due à Guillaume et Hughes de Rouffilhac dont la famille est originaire de Gourdon. Après une histoire bien chargée au fil des siècles, le château a été acheté par la famille Gombert en 1982. Après dix ans de travaux, le château est devenu une des enseignes dans le Lot des « Relais et Châteaux ». Le restaurant a par ailleurs 1 étoile au Guide Michelin. Les façades, les toitures, l’escalier droit, les décors du grand salon et de la salle de billard au rez-de-chaussée du château sont inscrits au titre des monuments historiques pour la beauté unique de leur architecture.
Le château de Lanzac
La seigneurie du lieu était partagée entre les Bénédictins de l’abbaye de Souillac, et le détenteur du fief. François-Bertrand Dufour, après une vie passée au service des armées de la République, puis des troupes napoléoniennes, ayant notamment participé à la bataille d’Austerlitz, sera élu député du Lot, tout comme son fils, quarante années plus tard. L’édifice se mire dans les eaux claires de la rivière. Sa restauration effectuée au siècle dernier l’assimile à une maison de maître pleine de charme. D’après le testament de Bertrand de Gontaud, il possédait autrefois une tour aujourd’hui disparue. Il est aujourd’hui une demeure privée.
Les châteaux de Dordogne, au coeur du Périgord Noir
Le château de Roufillac
Au cœur du Périgord noir, le Château de Rouffillac est perché à flanc de coteau, dominant la vallée depuis le XIIesiècle. Situé précisément dans le village de Carlux, il fait face au Château de Fénelon, perché de l’autre côté de la rivière. Avec sa pierre dorée et sa toiture parée de lauzes, Rouffillac est un monument emblématique de ce département aux « 1001 châteaux, manoirs et maisons fortes ».
Le fort de la Roque-Gageac
Surplombant la rivière et offrant un panorama exceptionnel à 180° sur la vallée, la falaise de La Roque-Gageac abrite les vestiges d’une forteresse construite au XIIème siècle. Bâti à-même le rocher, le site était armé d’un système défensif très élaboré encore visible : fossé, assommoir, chemin de ronde, archères, meurtrières et canonnières. Accessible par un escalier à flanc de falaise vertigineux, le fort dévoile une exposition présentant les grandes figures du passé et les hauts faits historiques du village.
Le château de Castelnaud
Le château de Castelnaud est une forteresse médiévale (XIIIe – XVIIe siècle) située dans la commune française de Castelnaud-la-Chapelle. En 1966, il a été classé au titre des monuments historiques, classement élargi à son enceinte en 1980, en même temps que son châtelet d’entrée était inscrit au titre des monuments historiques.
La protection de Beynac : les châteaux de Fayrac et Beynac
Fayrac, demeure du 13ème siècle, vassale de Castelnaud construite sans aucun doute pour surveiller Beynac apparaît comme posée dans un écrin de verdure. Au même titre que ses illustres voisins, Beynac, Castelnaud, Lacoste, Marqueyssac et ses jardins et les Milandes, il fait partie de l’ensemble touristique dit de la « vallée des six châteaux ».
Le château de Beynac est situé sur la commune de Beynac-et-Cazenac, dans le Périgord noir. Ce château est l’un des mieux conservés et l’un des plus réputés de la région. Cette construction médiévale, d’allure austère, perchée sur le haut d’un plateau calcaire domine le bourg de Beynac-et-Cazenac, sur la rive droite.




